Pourquoi il ne faut pas déshabiller l’ex- président !

Publié le 28 mai 2012 par Jean Yves Ruaux.

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La tendance est à la transparence, au dépouillement, à l'écrêtement des indemnités présidentielles. Mais voici pourquoi il ne faut pas déshabiller l'ex président. Dans l'intérêt général et de la croissance.

La transparence a ses exigences, et parfois, la bonne santé de la finance, de l’épargne en a d’autres comme on va le voir. C’est le mouvement en faveur de la glasnost nationale qui suggère cette question  : faut-il déshabiller le président, voire le dépouiller, lui enlever les marques de solennité de sa fonction, les éléments de rémunération et les avantages financiers qui y sont attachés ? Le nouveau gouvernement a déjà amputé ses émoluments. Mais le président en exercice n’est pas le seul concerné.
Trois de ses prédécesseurs sont en vie. Un octogénaire, Valéry Giscard d’Estaing, membre de l’Académie française, un septuagénaire, Jacques Chirac, devenu un mémorialiste à succès, et leur benjamin, Nicolas Sarkozy, qui les jours derniers joggait dans la palmeraie de Marrakech. Les deux aînés ont atteint et dépassé l’espérance de vie moyenne des Français, qui est de 78 ans pour les hommes. Le vigoureux et sportif Nicolas Sarkozy n’atteindra ce seuil que d’ici une vingtaine d’années, à une époque où son espérance de vie dépassera allègrement les 80 ans.
Cette belle longévité interpelle le député René Dosière, grand pourfendeur des dépenses publiques (L’Argent de l’Etat, Le Seuil). Monsieur Dosière apprécierait de pouvoir écrêter les indemnités (ancien chef de l’Etat, 6000 euros, membre du Conseil constitutionnel, 11500 euros) qui constituent la retraite des anciens titulaires du poste. Dans un souci d’équité, on pourrait suggérer que le jeune ex-président patiente jusqu’à 62 ans, avant de percevoir son dû, s’il a cotisé tous ses trimestres.
62 ans est l’âge statutaire de la retraite, pour les personnes nées, comme lui, en 1957. De telles exigences ne seront pas opposées à ses prédécesseurs qui, toutefois, disposent de belles pensions confortables. Reste que de ce point de vue, les choses ne vont pas aller en s’améliorant. Leur niveau d’indemnités permettrait donc à nos ex excellences de souscrire de belles assurances vie qui leur permettront d’aider leur descendance, d’aider les entreprises qui ont besoin de l’investissement de l’assurance vie. Quant au surcroît, on suggère qu’ils le dépensent car la croissance a besoin de leur contribution pour s’éveiller !

 

 

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