- Protections USA : changement de rayon et de com pour cibler les boomers
- VibrantNation : l’autonomie féminine passe par l’épargne
- Rafraîchissement de la maison : 76 millions de boomers USA à 10000 euros par foyer
- Au Japon, les seniors ramènent le commerce en ville
- Chicago : La marque doit « faire la conversation » avec le boomer pour l’apprivoiser
- Philadelphie : attention magasins, la boomeuse-mode préfère essayer en ligne !
- Electronique : Humanware-Canada va faire lire Steevie Wonder et les boomers basse vision
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La croissance annoncée de 30% du marché de la protection justifie bien un effort pour attirer les boomers.
Protections USA : changement de rayon et de com pour cibler les boomers
Pour séduire les boomers, les protections adultes changent de rayon et de dénomination, les barres d’appui changent de look.
Les 76 millions de baby-boomers américains vieillissent mais pas besoin de le leur rappeler, ils fuiraient. Pas besoin non plus d’employer un ton protecteur, ils se sentent plus proches de leurs enfants trentenaires que de leurs parents. Les marques adaptent produits, discours, emballages et magasins, mais en évitant de le dire pour ne pas heurter. Les enseignes commerciales améliorent l’éclairage, diminuent la hauteur des rayons et grossissent les lettres des étiquettes. Le packaging évite les bleus et les jaunes que les yeux sexagénaires distinguent moins bien, facilite le dévissage des flacons, propose des gobelets de café avec anses et réduit le bruit ou la musique de fond. Les téléalarmes sont rebaptisés « Companion Services ». Le nouveau design des protections adultes est celui des sous-vêtements classiques. Les barres d’appui des douches ont été redessinées, intégrées au carrelage et renommées en empruntant au matériel d’alpinisme. Les marketeurs s’adressent maintenant spécifiquement aux plus de 60 ans mais en évitant de les stigmatiser. Ils vivent une retraite active, militent, voyagent et veulent rester à la mode sans se prendre pour des gamins. Ils comptent pour la moitié des dépenses de consommation et ça ne diminuera pas puisqu’ils vont manger leur héritage. Donc, leur éviter le ghetto d’âge. Les protections Depend, redessinées en sous-vêtements et sexuées, sont maintenant vendues avec les autres produits d’hygiène, en rayon et non plus posées avec les boîtes de couches. Leur pub montre des quinquagénaires flirtant gentiment, et non plus des aînés. La croissance annoncée de 30% du marché de la protection justifie bien un effort car pour attirer les boomers, tout est dans la nuance. Kimberley & Clark s’est même doté d’un magasin d’entraînement pour anticiper les évolutions. Les aînés acceptaient l’effet d’âge, pas les boomers.
Wall Street journal, 05/02/2011, How to Market to an Aging Boomer: Flattery, Subterfuge and Euphemism
VibrantNation : l’autonomie féminine passe par l’épargne
Le rapport « Boomer Women 50+ & Personal Finance » réalisé pour le site VibrantNation.com montre l’envie formulée par 97% des femmes de maîtriser leur avenir financier.
Les boomeuses s’intéressent de plus près à leur situation financière que leurs mères comme le révèle l’étude que VibrantNation.com leur consacre. 97% veulent en avoir la maîtrise. Et 52% sont inquiètes voire effrayées par les perspectives. Assurer leur avenir est leur priorité. Elles ne veulent pas dépendre des autres, mais anticiper – ce qui peut faire le bonheur des conseillers en épargne – , conquérir leur indépendance financière, aider leur famille, la protéger. Bref, l’étude révèle un ensemble de préoccupations qui unissent le désir de se préserver mais aussi celui de transmettre, ce à quoi beaucoup de produits sont dédiés.
Baby Boomer Examiner, 03/02/2011, « Boomer women look to financial independence »
Rafraîchissement de la maison : 76 millions de boomers USA à 10000 euros par foyer
A 10000 euros pièce, le réaménagement de la maison des seniors est un véritable enjeu pour les fabricants d’articles de salles de bain, les électriciens, les architectes car ils sont plus de 76 millions.
Lorsqu’ils changent leur salle de bain, les seniors, qui ont fait construire leur maison il y a une trentaine d’années, en profitent pour remplacer la baignoire par une douche sans seuil à l’italienne. Le marché du réaménagement de la maison des seniors est en plein boom aux Etats-Unis, accompagné par le lobbying d’associations comme l’AARP (American Association of Retired Persons) ou Ageing in Place. Ce réaménagement impacte la salle de bains, les portes, les éclairages, les circulations, les niveaux, les escaliers, avec éventuellement la pose d’un ascenseur. L’aménagement standard est évalué entre 8000 et 10000 euros. Avec 76 millions de boomers aux Etats-Unis, le marché est énorme car 75% d’entre eux sont propriétaires de maisons individuelles contre 55% des moins de 55 ans. Les aménagements qui agissent sous forme de compensations aux baisses d’acuité visuelle ou d’agilité physique peuvent même être prescrits et posés sous la conduite d’un architecte. L’économiste en chef de la fédération des entrepreneurs a calculé qu’en 2020, 45 % des maisons américaines seront habitées par au moins un plus de 55 ans, autrement dit un prospect.
The Poughkeepsie Journal, 13/02/2011 « Boomers look ahead, heighten safety and comfort in houses »
Au Japon, les seniors ramènent le commerce en ville
Avec des innovations, les seniors aident au repositionnement du commerce de détail et à la croissance des dépenses par les clients.
Le e-commerce n’est pas l’adversaire du commerce de proximité. Il en est le complément alors que les allées commerciales des centre villes ont souvent baissé rideau au profit des grandes surfaces de périphérie. Le Japon comptait plus de 6 millions de seniors qui ne pouvaient se rendre en périphérie mais les diverses actions menées ont ramené d’autres clients en ville. Des mesures ont été prises en concertation entre le commerce, les administrations sociales et les associations. Les services de livraison à domicile a été accéléré et étendu. La chaîne Seven/Eleven a testé dans 500 établissements de Tokyo et de sa proximité des ardoises tactiles permettant un choix de denrées par simple palpation de l’écran.
Les produits sont livrés dans les heures qui suivent. Les tablettes ont été plébiscitées puisque plus aisées d’utilisation que des ordinateurs. Dans les zones isolées, pour retrouver ses parts de marché, le commerçant a parfois lancé des camions-magasins.
Des compagnies de taxi proposent des forfaits courses au supermarché avec une tarification adaptée. Aussi innovants soient-ils, ces services ne sont pas totalement satisfaisants. En effet, ils ne laissent pas la moindre latitude à l’acheteur, y compris la possibilité de « craquer » plus que prévu.
Désormais, des services de soins à la personne regroupent et accompagnent leurs clients au magasin. Ceux-ci trouvent que l’appétit d’achats leur revient avec l’excursion qui comprend aussi un déjeuner en ville. Dès lors le montant de leur panier est significativement plus élevé.
Japan Times, 08/02/2011, « Seniors reconnecting to retail »
Chicago : La marque doit « faire la conversation » avec le boomer pour l’apprivoiser
L’échange, la conversation, le sentiment d’un bénéfice partagé, et non le discours à sens unique, est le garant d’un bon marketing pour le patron d’une agence de Chicago.
Jim Gilmartin est le patron d’une agence de Chicago (www.comingofage.org). Elle prône le marketing collaboratif de la marque avec le consommateur. Il ne faut pas seulement se concentrer sur les résultats de vente mais aussi sur les besoins et les aspirations du boomer. Le marketing est d’abord la rencontre entre les valeurs de la marque, de l’entreprise et celles du client, une conversation plutôt qu’un message déversé à sens unique. Un marketing pérenne avec les boomers visera à parler « avec eux », plutôt qu’à « leur parler ». Sa base se trouve dans la recherche d’ une empathie réciproque. Au delà de son objectif de vente, la marque se fait le chevalier de causes qui ne sont pas étrangères à son univers. Cf l’engagement des protections Depends dans la lutte contre le cancer de la prostate aux Etats-Unis. La marque devient porteuse d’un sens qui en transcende l’image. Mais cet engagement ne peut pas être un simple placage sinon l’artifice trahira l’enseigne. La marque doit donc prendre la valeur que ses produits portent en considération dans sa démarche. Elle doit donner un horizon au consommateur en prenant en compte celui qu’il aspire à être, non ce qu’il est. Il faut donc passer en revue les caracstéristiques de la marque et du produit afin qu’ils coïncident avec le désir du client pour une vie simple et équilibrée. Marque et produit doivent procurer un booster aidant le consommateur à maintenir son appétit d’entreprendre, son plaisir de vivre et d’apprendre, de s’accomplir. Mais, gare aux mots creux !
Mediapost, 07/02/2011, « Engage boomers, think reciprocity »
Philadelphie : attention magasins, la boomeuse-mode préfère essayer en ligne !
Les magasins devraient mieux prendre en considération les femmes de plus de 50 ans, conseille Stephen Reily , de Vibrant Nation, aux enseignes de vêtements, si elles ne veulent pas les voir filer totalement vers le web.
Éduquer les vendeurs à ne pas laisser tomber la quinquagénaire pour une cliente plus jeune dès qu’il s’en présente une est l’une des suggestions de Stephen Reily, de Vibrant Nation, un site consacré aux femmes matures. Celles-ci, pour 85% d’entre elles, sont mécontentes des magasins qui n’ont pas forcément leur taille, leur forme, des vêtements à la fois à la mode mais seyants pour des corps qui ont évolué. Vendeurs et magasins inattentifs ont donc du terrain à regagner alors que plus des deux tiers sont séduites par le web où elles n’ont pas à affronter les cabines d’essayage, sans compter E-bay pour les accessoires…Il faudrait aussi veiller, en ligne, à leur offrir la possibilité de rencontrer une communauté de « femmes comme elles », qui ne fréquentent pas forcément Facebook ou Twitter. En magasin, on veillera à ce que les vendeurs/vendeuses portent des vêtements qui puissent faire envie à la boomeuse. Des marques telles que Saks, Macy’s, Nordstrom ont parfaitement compris qu’il s’agissait de bien servir cette cliente importante quel que soit son mode d’achat, électronique ou en boutique.
Retail Online Integration, 27/01/2011, « How Retailers Have Turned the Boomer Woman Into the Ideal Multichannel Shopper »
Electronique : Humanware-Canada va faire lire Steevie Wonder et les boomers basse vision
Le spécialiste des aides électroniques à la vision et à la lecture mise sur l’appétit de vivre des boomers pour se développer et sur les 22 millions de malvoyants repérés dans l’OCDE.
Humanware est une PME canadienne de pointe qui vend des produits électroniques d’aide à la vision, à la lecture, à l’ambulation sur des marchés de niche. Cette PME créée en 1994 réalise un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros, avec une espérance de progression de 20% en 2011. Elle emploie 170 personnes dont 30 ingénieurs à son centre R&D de Longueil, près de Montréal. Elle est leader sur plusieurs marchés (cécité, basse vision, lecteurs multisensoriels, GPS parlant, ordinateurs combinant braille et synthèse vocale, loupes électroniques, vidéo-agrandisseurs…). Elle veut aujourd’hui cibler les boomers, selon Gilles Pépin, président de HumanWare : «On ne rejoint (touche) en ce moment qu’entre 5% et 10% de la population qui a des problèmes de basse vision. Ceux qui ont 65 ans et plus finissent par se résoudre à accepter ce qui leur arrive. Ce sera différent avec les baby-boomers. Ils voudront continuer à avoir une belle qualité de vie et chercheront des moyens dans ce sens». Le patron et confondateur de la firme créée en 1994 estime à 22 millions d’individus le marché potentiel dans l’OCDE, pour des appareils à haute valeur ajoutée dont les prix varient de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros. Il veut en populariser l’usage sans complexes. Parmi ses clients, Humanware compte le chanteur Stevie Wonder.
La Presse Montréal. 07/02/2011, « HumanWare: améliorer la qualité de vue dans 40 pays »
