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France
4. Une connaissance mitigée, un usage médiocre de l'APA
Mis en ligne le 12/11/2009
Les trois quarts des personnes concernées connaissent l'APA. Mais cette connaissance décroît avec la catégorie sociale et l'habitat rural. De surcroît, elle est peu utilisée par méconnaissance des démarches et de leur résultat.
L'Allocation personnalisée d'autonomie est une prestation connue, au moins de nom, par les ¾ des interviewés. Toutefois, les CSP modestes et les personnes vivant en région parisienne se révèlent être les moins bien informées sur ce dispositif, avec respectivement 28% et 37% de ces populations ne connaissant pas l'APA (vs 24% au global). Parmi les personnes connaissant l'APA, une sur deux (55%) déclare que la personne qu'elle aide ne perçoit pas l'APA. Ainsi au total, sur l'ensemble de l'échantillon interrogé, seul un tiers aide une personne bénéficiant de l'APA. On constate donc ici un écart très net entre le taux de notoriété de l'APA (c'est-à-dire la part des personnes qui connaissent au moins de nom cette prestation) et le niveau de recours à cette prestation. Des renseignements insuffisants et des préjugés Pour 80% des aidants connaissant cette prestation et assistant une personne âgée non bénéficiaire de l'APA, aucune demande n'a été faite. La proportion est encore plus forte avec un aidant conjoint. Un quart des interviewés ne connaissent pas l'APA, et parmi les personnes qui en ont déjà entendu parler, on constate également un déficit d'information sur les conditions à remplir pour y accéder et sur l'intérêt de cette prestation. Le volet quantitatif montre une méconnaissance du dispositif liée à une absence de prise de renseignements. Souvent, les personnes de CSP aisées que nous avons rencontrées n'ont pas eu l'habitude de bénéficier de prestations sociales et supposent par avance que l'APA ne peut leur être accordée. Ce n'est bien souvent que lorsque la personne âgée connaît un passage par l'hospitalisation que cette dernière découvre les aides existantes et peut décider d'y recourir ou non. Les personnes les mieux informées sont ainsi celles qui ont connu une hospitalisation. C'est dans ce cas que les aidants comme les aidés prennent conscience de la perte d'autonomie et de la nécessité de recourir à une aide professionnelle. De surcroît les personnes connaissent alors une information par l'assistante sociale et le personnel hospitalier.
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