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Australie
La génération (20-30 ans) en bisbille avec les baby-boomers
Mis en ligne le 22/10/2007
Disparition de l'accès gratuit à l'enseignement supérieur, dégradation du marché immobilier, monopolisation des emplois les mieux payés, réchauffement de la planète : voilà ce que la génération Y (20-30 ans) reproche de plus en plus souvent aux baby-boomers. Ces reproches constituent même depuis quelque temps le sujet de plusieurs livres.
Une nouvelle tendance a vu le jour depuis quelque temps en Australie. Les personnes issues de la génération Y reprochent tout un tas de choses aux baby-boomers. Ces derniers ont eu droit à l'accès gratuit à l'enseignement supérieur alors que la génération Y doit, elle, payer des frais d'inscriptions atteignant des sommets. Les baby-boomers occupent des postes haut placés et très rémunérateurs, ne laissant ainsi aucune chance à ceux issus de la génération X ou Y. Les boomers auraient également mis à mal le marché immobilier à cause de leurs goûts trop luxueux. Ils seraient en outre majoritairement responsables du réchauffement de la planète. Si l'on en croit le titre du livre de Ryan Heath, jeune auteur d'une vingtaine d'années, "F... Off, It's Our Turn Now" ("Allez vous faire f....., c'est à nous maintenant"), la génération Y a vraiment une dent contre les baby-boomers. Et Ryan Heath n'est pas le premier à dresser la liste des chefs d'accusations contre les boomers dans un livre. Mais les baby-boomers, eux, sont quelque peu amusés par ce genre de règlements de comptes. Ils ont effectivement bénéficié d'un accès gratuit à l'enseignement supérieur et ont des postes haut placés mais ils ont dû prendre leur vie en main lorsqu'ils étaient encore très jeunes. Ils ont contracté de nombreux engagements : entre eux, avec leurs employeurs et avec leurs banques en faisant des emprunts sur une durée qui paraissait à l'époque être une éternité. Les baby-boomers accusent donc, eux, la génération Y de vouloir n'avoir que des bons côtés dans leur vie : les avantages que les boomers ont eu à l'époque et ceux que la génération Y a aujourd'hui à savoir être les enfants uniques, égocentriques de parents indulgents et prospères. (The Australian, 11/10/2007 : "Gen Y has no right to whinge about boomers - We made commitments early in life : to each other, to employers and to mortgages")
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