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Etats-Unis
Le boomeritis, le problème d'articulations des boomers voulant rester en forme
Mis en ligne le 21/01/2008
La génération baby-boom vieillit mais elle veut aussi rester en forme. De cette tendance est né un nouveau phénomène médical : le boomeritis. Les baby-boomers, âgés de 40 ans et plus, rencontrent des problèmes d'articulations, de muscles parce qu'ils continuent à faire autant de sport que s'ils avaient 20 ans. Or, leur corps n'est plus aussi performant.
Les docteurs James D. Alfandre et Kyle R. Flik de "Northeast Orthopaedics" (New-York), spécialistes de médecine sportive, donnent des conseils aux baby-boomers actifs qui veulent éviter blessures et traumatismes. Les personnes de plus de 40 ans essaient de pratiquer les mêmes activités que lorsqu'elles avaient 20 ans, même si leur corps n'est plus le même. Elles veulent préserver leur physique en continuant les mêmes activités comme la course à pied ou le vélo. Pour éviter les blessures, il faut pratiquer des activités qui ont un impact moins important afin de ne pas trop fatiguer les articulations. Il faut faire plus d'étirements, chose que les plus de quarante ans ne ressentaient pas le besoin de faire précédemment. Quand on est plus jeune, on veut avoir des muscles, mais la masse musculaire change avec l'âge. Il faut travailler son endurance cardiovasculaire et non la taille des muscles. Il faut faire du stretching, étirer le tendon d'Achille, les épaules, le cou. Les gens qui travaillent dans des bureaux sont souvent voûtés sur leur clavier ou leur souris et leurs épaules s'affaiblissent parce qu'ils ont tendance à s'affaisser ou à s'incliner. Ces personnes doivent travailler les mouvements de flexibilité basiques pour préserver leur dos. "En tant que médecins, nous avons dû développer des techniques de prévention pour éviter de dire à un patient : "On va devoir remplacer votre genou. Votre carrière est finie". Nous avons mis au point des techniques chirurgicales moins envahissantes, qui préservent le bon fonctionnement des articulations", explique le docteur Flik. Le temps de récupération est maintenant beaucoup plus court. On remplace seulement la partie du genou qui est blessée plutôt que le genou entier. Les patients peuvent donc recommencer à faire du sport très vite. Le "boomeritis" fait référence aux bosses et aux bleus mais aussi aux tendinites et aux problèmes inflammatoires rencontrés par les baby-boomers. Les blessures du tendon sont les plus fréquentes chez les 30, 40, 50 et 60 ans car les tendons et les muscles supportent plus difficilement les sports d'endurance. La plupart des traitements ne sont pas chirurgicaux. Si les baby-boomers entretiennent leur forme, ils n'auront pas besoin de chirurgie. Avant, les médecins disaient "après 30 ans, on ne peut plus réparer ça", mais aujourd'hui ils peuvent réparer des ruptures de ligaments survenant chez des personnes de plus de 50 ans. "Nous avons plus d'options qu'il y a 20 ou 30 ans et nous pouvons faire des opérations adaptées aux blessures des baby-boomers", précise le Dr Flik. "Et cela va encore s'améliorer d'ici 20, 30 ans. Nous n'avons pas encore atteint nos limites." (Times Union, 06/01/2008 : The perils of active aging : "Baby boomers facing injuries as they try to keep up their lifestyles")
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