Seniorscopie.com, la lettre d'informations professionnelles de Notre Temps
Inscrivez-vous à la
Newsletter Seniorscopie:

Marketing
Back Retour | Send  Envoyer à un ami | Print Imprimer cet article

Etats-Unis
Identité, susceptibilité, féminisation...
Les boomers, un casse-tête pour communicants et stratèges

Mis en ligne le 28/04/2008

Impossible d'associer les mots boomers et retraite dans une même phrase pour les banques proposant de l'épargne retraite. Impossible aussi pour elles de ne pas prendre en compte l'importance croissante du rôle des femmes dans les décisions financières. Communicants et stratèges ont du fil à retordre pour définir leurs stratégies. Pourtant, les boomers représentent le principal et le plus prometteur des marchés.

Il est difficile pour un marketeur d'associer boomer et retraite dans une même phrase d'un document publicitaire. Marketer les boomers est même un vrai défi selon les analystes. Pourtant, Heather Thiltgen, vice-président des programmes de segmentation de marché pour CUNA Mutual Group, rappelle que les boomers détiennent 34 000 milliards d'euros en patrimoine, 12 000 milliards en investissements, 2 000 milliards en pouvoir d'achat, 500 milliards en revenu disponible... Quoiqu'il en soit, les boomers continuent à emprunter et dépenser avec allégresse. Pour tirer le meilleur parti de ce segment, il convient de bien le connaître. Pour cela, Thiltgen propose de favoriser les offres simples et les options personnalisées. Les boomers sont intéressés par le fait de rester jeunes, en bonne santé et actifs. Améliorer la vie de leur communauté et du monde est l'une de leurs préoccupations majeures. Il faut se souvenir que le savoir-faire qu'offre le fournisseur et l'adéquation de son produit aux besoins identifiés importent plus que le prix. Les seniors demeurent centrés sur leurs familles et en particulier leurs petits-enfants. Ils sont plutôt optimistes à l'égard du futur. En fonction de ces constatations, les stratégies pour les atteindre et les fidéliser sont les suivantes :
  • Concevoir des produits financiers simples qui peuvent être adaptés à une foule de besoins et de circonstances.
  • Leur proposer d'épargner pour leur dépendance, compte tenu d'une espérance de vie accrue.
  • Leur offrir des opportunités de réaliser leur désir de rester jeunes avec des équipements de gymnastique, de la chirurgie plastique, de la dentisterie et des voyages.
  • Mener avec eux des campagnes en faveur de l'écologie en favorisant l'engagement et en travaillant sur les réseaux et les valeurs partagées.
  • Aider les familles avec des comptes d'épargne-éducation et des crédits domestiques.
  • Personnaliser les produits pour répondre à leurs besoins tout en respectant leurs styles de vie aidera les affaires à se développer, conclut Thiltgen de manière optimiste.

Mais d'autres recherches montrent que les services financiers sont loin d'avoir pris la mesure de la situation et des changements majeurs qui sont en cours, tel que le rôle déterminant des femmes. Les boomers représentent la première génération où les femmes ont majoritairement connu l'emploi (63%). Comme elles ont gagné leur argent, elles prennent leurs décisions concernant leurs dépenses et investissements, parfois seules. Et même celles qui n'ont pas travaillé à l'extérieur du foyer sont impliquées dans les décisions d'investissement, y compris en ce qui concerne la retraite.
Par le passé, c'est le chef de famille, seule ressource du foyer qui prenait ces décisions. Désormais, la maison compte deux revenus. Les situations se compliquent. En effet, on ne peut considérer un ménage comme retraité aussi longtemps que l'un des deux est en activité. Les boomers vont donc souvent demeurer dans un "entre-deux". En effet, parmi eux, il y a des semi-retraités continuant à travailler, des retraités alternant les périodes d'emploi et de repos, des divorcés. Les femmes sont souvent plus jeunes et dotées d'une longévité plus élevée que celle des hommes. Résultat : elles vont souvent rester plus longtemps au travail après la retraite de leur partenaire. Une veuve - elles sont plus nombreuses que les veufs - dépensera plus d'argent pour maintenir son standing qu'une célibataire prenant sa retraite.
Les préoccupations des boomeuses à l'égard des finances et de la retraite diffèrent de celles de leurs compagnons. Elles sont plus souvent sollicitées pour s'occuper des enfants, mais aussi des parents vieillissants. Affronter la retraite n'est donc pas seulement un tournant de l'existence mais une étape dans la gestion financière du foyer. Les distributeurs, les financiers concevant des produits, les banquiers, les intermédiaires doivent prendre en compte ces données. Mais il leur reste à bien les saisir pour répondre au défi du papy-boom.

(Crédit Union Journal, 14/04/2008 : "How To Market Retirement Products, Services To Generation In Denial About Its Age")
(Investment News, 31/03/2008 : "Women will drive boomer retirement ; Their changing needs and new demands will shape products and services")

Jean-Yves Ruaux

Back Retour

Haut de page  Retour en haut de page


Newsletter Envoyer cet article
Votre nom* :
Votre adresse e-mail* :
Adresse e-mail du destinataire* :
Votre message :
* = champs obligatoires