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Royaume-Uni
Les Britanniques misent sur la recherche biologique pour améliorer le fonctionnement d'une société âgée
Mis en ligne le 02/06/2008
The Institute of Ageing and Health du Newcastle General Hospital a pour objectif, avec ses 200 chercheurs, de traquer les processus favorisant et, surtout, pouvant freiner le vieillissement. L'objectif est de ne pas compter uniquement sur les subsides publics pour faire vivre une population âgée de plus en plus nombreuse, mais sur l'amélioration de sa santé. Car le nombre d'octogénaires britanniques aura doublé dans vingt ans et celui des centenaires, quadruplé.
Question : la société disposera-t-elle des moyens de les entretenir ? De pourvoir à leur santé ? Pas sûr. Il faut donc trouver des moyens systémiques plus assurés d'offrir à tous un vieillissement heureux. Les chercheurs de The Institute of Ageing and Health travaillent à traquer les processus qui favorisent ou au contraire ralentissent le vieillissement. Il semble que le centre de Newcastle soit le plus important au monde dans cette spécialité. Les chercheurs de l'Institut ont déjà largement établi que le patrimoine génétique n'entrait que pour 25% dans l'évolution biologique du corps, à côté des habitudes. Le style de vie, la nutrition, bons ou mauvais, comptent pour les trois-quarts. D'où l'importance de mettre à jour les mécanismes du vieillissement. Etre centenaire n'est plus la rareté qui déclenchait l'envoi d'un télégramme royal de Buckingham Palace, mais un lot assez commun. Le nombre des plus de cent ans sera multiplié par quatre dans les vingt ans. "Mais il convient que la belle histoire de l'accroissement de l'espérance de vie ne s'achève pas en drame", souligne le professeur Kirkwood. Tout doit donc être fait pour identifier les causes du vieillissement et offrir à la population la possibilité de demeurer en meilleure santé par une discipline de vie accrue. Deux millions de personnes âgées supplémentaires vont se retrouver à la charge de la collectivité dans les années vingt, et parmi elles de nombreux boomers. Identifier les facteurs du vieillissement et protéger la population est donc une obligation. L'équipe de Newcastle a déjà identifié les mécanismes de la raréfaction progressive des "télomères", des cellules qui protègent les extrémités de nos chromosomes lorsqu'une cellule se divise. Les Britanniques semblent avoir mesuré l'enjeu économique des travaux réalisés à l'Institut. Ils lui ont attribué 45 millions d'euros pour se loger décemment. (The Northern Echo, 16/05/2008 : "This ageing age we're living in")
Jean-Yves Ruaux
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