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France
Les Français restent insuffisamment informés sur la dépendance
Mis en ligne le 08/12/2009
Souvent les Français ignorent le coût mensuel d'une dépendance, de même qu'ils ne savent combien de temps il faut pour s'occuper d'un Alzheimer au domicile. Le baromètre France Info/Le Monde/OCIRP révèle que les assureurs et les pouvoirs publics ont encore un gros travail d'information à effectuer.
54,9% des Français ont déjà été confrontés à la dépendance d'un proche. 88,9% pensent que les dépendants doivent être aidés. On trouve une même unanimité autour de la nécessité de l'aide de l'Etat et des collectivités aux personnes âgées (89,5%). Chacun ou presque ( 83,5% ) juge aussi que la personne doit se prémunir financièrement contre le risque de dépendance. 52,5% des personnes pensent l'être contre 47,5%. Il y a là un très beau terrain de chasse pour les assureurs. Mais ceux-ci devront composer avec les dispositions déjà prises. 49,4% des Français disposent d'un contrat d'assurance individuel, 11,6% d'un contrat d'assurance collectif (11,6%). 19,4% comptent sur la solidarité familiale et 19,5% sur la solidarité communautaire, selon le baromètre France Info-Le Monde-Ocirp. Les Français sont plus conscients qu'en 2008, selon les auteurs de l'enquête, car le nombre d'inquiets dépasse cette fois-ci la moitié. Cependant, les deux-tiers des personnes se montrent insuffisamment informées puisqu'elles ne connaissent pas le coût mensuel de la dépendance et que plus de la moitié des Français le sous estime. L'essentiel des Français sous-estime aussi le temps quotidien nécessaire à la prise en charge d'une personne. Le maintien à domicile - en raison des lacunes des services ou du trop grand poids sur les aidants - à régressé de 80 à 70% d'opinions favorables. Pour ce qui est d'une décision concernant leurs proches, favoriser le maintien à domicile n'est plus que le fait de 64,4% des personnes contre 78,8% en 2008. Paradoxalement , on voit régresser la part de temps que l'on souhaite consacrer à un proche malade tout en affirmant que la crise va modifier le comportement dans la recherche d'une aide. (Le Monde, 05/12/2009, Le besoin d'informations demeure la priorité")
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