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Etats-Unis
Remodeler la maison pour la rendre accessible au maintien à domicile
Mis en ligne le 25/03/2008
La maison doit demeurer agréable à vivre à tout âge. Mais elle doit être remodelée pour que l'on puisse s'y maintenir le plus longtemps possible. Les constructeurs ont créé avec l'AARP un diplôme de spécialité pour les réaménageurs de maison en fonction du handicap ou de la vieillesse. L'intervention de spécialistes est indispensable car les travaux de réaménagement ne portent pas uniquement sur la réfection des circulations et des salles de bain. En fait, c'est la dégradation des facultés cognitives de la personne qui doit guider le travail.
Pour une population vieillissante, une maison agréable est aussi une maison qui reste accessible en dépit des difficultés de l'âge ou du handicap. L'essentiel de la population veut demeurer à son domicile. 65% des Américains envisagent de remodeler leur domicile pour leurs années de vieillesse. Le réaménagement de la maison va représenter un énorme marché puisque 54 millions d'Américains vivent avec des infirmités ou des handicaps et que les boomers représentent 20% du total de la population. Les professionnels du bâtiment et des soins ont reconnu la nécessité de créer un modèle de domicile offrant une accessibilité universelle. Ainsi, la National Association of Home Builders (NAHB), avec le NAHB Research Center, le NAHB 50+ Housing Council, et l'AARP ont créé une nouvelle qualification pour des professionnels spécialistes de l'accessibilité domestique. Ils sont baptisés "Certified Aging-in-Place Specialists" (CAPS). Actuellement, 1 100 personnes ont acquis cette qualification aux Etats-Unis. 35 d'entre elles seulement sont en même temps des professionnels des soins avec une compréhension plus précise des besoins du public. Lorsqu'ils pensent à réaménager leur maison, les gens pensent d'abord aux rampes livrant l'accès au fauteuil roulant, à la réfection de la salle de bains, à un aménagement de plain-pied. Mais les besoins dépendent de l'expérience propre à chacun et notamment de l'évolution des capacités cognitives déterminant le degré l'autonomie et de sécurité lorsqu'une personne en déclin doit vivre sans surveillance. Des outils de détection du comportement Le Good Shepherd Rehabilitation Network (Allentown) voit des patients qui sont tombés ou qui ont fait une attaque parce qu'ils avaient oublié de prendre leurs médicaments durant plusieurs jours, des gens qui sont faibles, souffrant de dénutrition ou de déshydratation, qui ont oublié de boire ou manger. L'essentiel de la prévention dans ces cas réside dans l'installation de capteurs sur le réfrigérateur, dans les toilettes, la chambre... Ces capteurs permettent de distinguer quelle fonction n'a pas été effectuée de manière régulière, si la personne est depuis plus de 24h confinée au lit. Le "Good Shepherd's Design for Life program" et son spécialiste CAPS établissent un plan qui autorise les gens à vivre en sécurité et de manière indépendante à leur domicile. Mais ceci n'empêche pas qu'il soit nécessaire de parvenir à une solution individualisée. En effet, les équipements retenus doivent s'appliquer de la manière la plus précise au handicap constaté. Leur installation doit aussi éviter de réaliser de trop grands changements susceptibles de traumatiser la personne concernée. Il s'agira, en plus des outils de détection du comportement, de favoriser le confort et la mémorisation visuelle en jouant sur un contraste de couleurs pour le siège des toilettes, des autocollants de couleurs sur les portes de verre coulissantes et les vitres afin d'éviter les chocs, de l'antidérapant au sol... Les avantages, retirés du réaménagement, ne concernent pas seulement les personnes âgées en perte d'autonomie, mais aussi tout membre de la famille avec un handicap ou vivant avec les conséquences d'un accident. Ce réaménagement offre aussi une chance accrue de pouvoir se maintenir à domicile le plus longtemps possible. (Rehab Management, 01/03/2008 : "Stay-at-Home Solutions for Seniors")
Jean-Yves Ruaux
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