La perte d'autonomie
844 000 personnes de 60 ans ou plus sont dépendantes
psychiquement, au sens où elles présentent des troubles
du comportement ou une désorientation dans l’espace et dans
le temps, ou lourdement dépendantes physiquement, au sens
où elles ont besoin d’aide pour se lever, s’habiller ou se
laver.
Parmi elles, 330 000 personnes (soit 39%) présentent uniquement
une dépendance physique, 295 000 (soit 35%) sont à
la fois dépendantes physiquement et psychiquement et 216 000
(soit 26%) présentent des problèmes d’orientation
ou des troubles du comportement sans une lourde perte d’autonomie
physique.
Entre 60 et 69 ans, seulement 2,1% des personnes sont dépendantes,
c’est le cas de 10,5% des personnes de 80 ans, de 18,3% de celles
de 85 ans et de 30,2% de celles âgées de 90 ans.
Proportion des personnes âgées dépendantes
de 75 ans et plus en 2000 (par âge et par sexe)
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Age
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Hommes
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Femmes
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75 ans
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4,59%
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4,13%
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80 ans
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6,34%
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7,81%
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85 ans
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11,31%
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15,53%
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90 ans
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23,24%
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28,03%
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94 ans et plus
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33,67%
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38,74%
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Source : Enquête HID de la DREES
Logement
Jusqu’à 85 ans, 9 personnes sur dix vivent à domicile :
- Parmi les 75-79 ans , 95,3% vivent à domicile, 1,2% en
foyer-logement et 2,4% en maison de retraite.
- Parmi les 80-84 ans, 90,2% vivent à domicile, 2,4% en
foyer-logement et 5,7% en maison de retraite.
- Parmi les 85-90 ans, 80,4% vivent à domicile, 3,9% en
foyer-logement et 12,8% en maison de retraite.
- Parmi les 90 ans et plus, 64% vivent à domicile, 4,6%
en foyer-logement et 26,1% en maison de retraite.
Source : INSEE Recensement de la population 1999
498 471 personnes résident dans les établissements
pour personnes âgées.
Parmi ces personnes âgées hébergées,
412 000, soit près de 83%, vivent en maison de retraite.
68 000 personnes, soit 14%, vivent dans les unités de soins
de longue durée des établissements hospitaliers.
Seuls 4%, soit 19 000 personnes, vivent en institutions pour adultes
handicapés ou en établissements psychiatriques.
Actuellement, les deux tiers des personnes dépendantes de
plus de 80 ans résident à domicile et dans quatre
cas sur dix, elles ne bénéficient que de l’aide que
leur apporte leur famille.
Source : Etude n°160 de février 2002 de la DREES
Les difficultés rencontrées le plus fréquemment
par les plus de 60 ans sont des difficultés de déplacement :
plus de 200 000 femmes sont confinées à l’intérieur
de l’institution, que ce soit au lit, à la chambre ou au
bâtiment. Parmi celles qui ne le sont pas, 60%, en outre,
ne sortent pas sans aide.
Les hommes subissent moins fréquemment le confinement :
ils sont 55 000 à ne pouvoir sortir de l’institution.
Plus de la moitié des personnes âgées hébergées
en institution ont besoin d’une aide pour effectuer leur toilette
ou s’habiller : 56% des femmes et 50% des hommes.
Une part importante des 60 ans et plus a aussi des problèmes
pour suivre une conversation : c’est le cas de 40% des hommes
et de 47% des femmes.
Enfin, les incapacités à s’alimenter seul ou à
voir de loin sont quant à elles moins répandues :
elles concernent environ 15% des hommes et 22% des femmes.
45 000 personnes vivent en institution sans présenter d’incapacité.
Source : Enquête HID de l’INSEE, 1998
23 millions de personnes de 65 ans et plus tombent chaque année,
selon la Caisse nationale d’assurance-maladie et le Comité
français d’éducation pour la santé.
8 500 d’entre elles décèdent.
Ces chutes se produisent à 46% dans la salle de bain, à
18% dans le séjour et à 17% dans la chambre.
Source : Ministère de l’Emploi et de la Solidarité.
Classement en groupe iso-ressources (GIR)
Le Classement en groupe iso-ressources sert à montrer
la gradation des niveaux de dépendance.
- Le premier groupe, GIR 1, comprend les personnes confinées
au lit ou au fauteuil et ayant perdu leur autonomie mentale, corporelle,
locomotrice et sociale. Ces personnes nécessitent une présence
indispensable et continue d’intervenants.
- le GIR 2 est composé de deux sous-groupes :
d’une part, les personnes confinées au lit ou au fauteuil
dont les fonctions mentales ne sont pas totalement altérées
et qui nécessitent une prise en charge pour la plupart
des activités de la vie courante ; d’autre part, celles
dont les fonctions mentales sont altérées mais qui
ont conservé leur capacités motrices. Le déplacement
à l’intérieur est possible mais la toilette et l’habillage
ne sont pas faits ou faits partiellement.
- Le GIR 3 regroupe les personnes ayant conservé
leur autonomie mentale, partiellement leur autonomie locomotrice,
mais qui nécessitent quotidiennement et plusieurs fois
par jour des aides pour leur autonomie corporelle. Ainsi, la toilette
et l’habillage ne sont pas faits ou sont faits partiellement.
De plus, l’hygiène de l’élimination nécessite
l’aide d’une tierce personne.
- Le GIR 4 comprend les personnes qui n’assument pas seules
leur transfert mais qui, une fois levées, peuvent se déplacer
à l’intérieur du logement. Elles doivent être
aidées pour la toilette et l’habillage. La plupart s’alimentent
seules : ce groupe comprend aussi celles qui n’ont pas de
problèmes locomoteurs mais qu’il faut aider pour les activités
corporelles et les repas.
- Le GIR 5 est composé de personnes qui assurent
seules leurs déplacements à l’intérieur de
leur logement, s’alimentent et s’habillent seules. Elles peuvent
nécessiter une aide ponctuelle pour la toilette, la préparation
des repas et le ménage.
- Le GIR 6 comprend les personnes qui n’ont pas perdu leur
autonomie pour les actes discriminants de la vie quotidienne.
Source : Etude n°160 de février 2002 de la DREES
Coût de la dépendance
Selon une étude de Dafsa Primark réalisée
en 2001, entre 700 000 et 1 000 000 de personnes
ont besoin d’avoir recours à un tiers pour effectuer les
actes essentiels de la vie quotidienne.
Dafsa estime que les dépenses occasionnées pour la
dépendance permanente représentent un total cumulé
de près de 15,24 millions d’euros pour près de 2 millions
de personnes âgées soit 7 622,45 euros par personne
et par an. Cette dépendance peut aller jusqu’à 30 000
euros.
Sur les 15,24 millions d’euros, 10,67 millions sont dépensés
en établissements.
Le coût de la dépendance va doubler d’ici les vingt
prochaines années.
Source : "Dépendance et prises en charge à
domicile", mai 2001, étude Dafsa Primark.
Aides financières
La loi en vigueur au premier janvier 2002 prévoit une
allocation personnalisée d’autonomie (APA). Toutes les personnes
âgées de plus de 60 ans ayant perdu leur autonomie
bénéficient de la nouvelle prestation quel que soit
leur revenu.
Cette allocation devrait ainsi concerner 800 000 personnes.
Les sommes versées vont de 91,47 euros (600 francs) par mois,
pour une personne moyennement dépendante avec un revenu mensuel
supérieur à 3 049 euros (20 000 francs),
à 1 067,14 euros (7 000 francs) pour une personne
très dépendante avec moins de 914,69 euros (6 000
francs).
Si la personne est en établissement, l’APA est calculée
en fonction des ses besoins. Mais les modalités et les montants
d’attribution dépendent des décisions de chaque conseil
général.
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